> Rétro- & per-spectives… facteurs de succès d’une agence de comm.

20 aoû 2010 | rv
Catégorie : > Marketing - Tendances, > Mulhouse |

Pour se projeter dans l’avenir, il faut parfois regarder dans le rétroviseur, cette période de congés, de faible activité est donc la bienvenue !

Je vous propose de passer en revue certaines créations graphiques (2009 ou 2010) qui sortent de notre studio et que vous avez sans doute vues ou parfois croisées dans la rue ou dans les medias locaux. Il y a du print, du web, du 4×3, de la manchette PQR… bref la prestation globale que nous exerçons au sein d’Autour du corail à Mulhouse pour nos clients PME et PMI locales.

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Quand on regarde ces travaux d’agence de publicité, il faut pouvoir lire à travers et imaginer-se rendre compte de la globalité des actions effectuées en amont. Le graphisme et le travail rendu ne se limitent pas à du papier, un écran, des couleurs, il y a la bonne image à trouver, l’accroche à écrire-à travailler, tous les éléments à placer (logo, adresse,promos, photos produits…), des contraintes techniques à respecter (formats, supports, résolution…) et tout ça en comprenant la problématique communication de l’annonceur pour toucher ses cibles (vous savez les gens qui achètent, qui sont dans des communautés, qui ont des attentes à comble) et atteindre les objectifs en étant pertinent, impactant, mémorisable !

Qu’est-ce que cela induit ? (c’est là que ça se corse), il faut

1) développer son réseau virtuel (fcb, twitter, linkedin, blog, référencement) ou IRL (In Real Life-clubs service, ptits dejs d’info, conf.) être partout, visible, avoir une bonne image de professionnel,

2) prospecter des annonceurs, les relancer, passer le barrage de l’assistante, caler enfin un rdv au bout de 8 appels-mails-poke fcb-sms, de façon assidue sans trop les harceler tout ça pour les rencontrer, discuter, comprendre avant d’avoir le droit de faire une offre

3) avoir une méthodologie marketing et de découverte commerciale pertinentes pour établir le brief, les recommandations stratégiques et les pistes de communication, ce qui suppose une équipe qualifiée en appui. Des collaborateurs : assistante, chef de pub, mediaplanneur, redacteur, DA, graphiste, webmaster… j’en oublie !

4) être crédible dans ses reco et bon vendeur pour convaincre, éliminer les objections et repartir avec un accord, une commande !

5) proposer des pistes créatives, argumentées selon les codes du secteur d’activité de l’annonceur mais tout en étant différenciant, conforme au positionnement attendu, puis les gérer, les peaufiner-corriger, les réaliser, les produire avec les aléas et disponibilités de tous les acteurs (client, photographe, imprimeur, webmaster, rédacteur…)

6) tester en amont auprès d’échantillons représentatifs des cibles ou sur facebook ou sur des collègues, amis (selon le budget) ses campagnes ou sinon en post-test, les retours annonceurs (il y a vendu, eu du retour en magasin, des visiteurs sur le site, il est content…) et réajuster pour la prochaine fois

7) naviguer au milieu de ses concurrents directs (autres agences en presta globale ou spécialistes webagency, SSII..), indirects (imprimeurs, régies, freelances, coworkers…) ou des moyens de substitution (l’assistante et son pack office, stagiaires, google adwords, réseaux sociaux…) tout en se positionnant soi-meme sur des marchés, des spécificités pour ne pas être trop en concurrence

8) avoir un business model, être rentable comme toute entreprise, gérer son quotidien (personnel, matériel, compta, banque…)

9) prendre du recul sur la prospective de son métier, s’informer, se tenir au courant de l’évolution des consommateurs, des annonceurs, des moyens de communications, du web surtout 2.0 en essayant de la valoriser financièrement même si cette fonction est induite dans la notion de conseil

Que nous reste-t-il à nous agence conseil en communication globale ?

Selon moi :

- la mise en page des outils de communication ne vaut plus rien, les freelance le font bien, à la moitié de notre prix, le client n’est pas dupe et informé !

- la fourniture et l’achat revente de celle-ci n’est pas en facteur de valeur ajoutée mais uniquement de CA à CT, car les imprimeurs sont partout sur le net, les tarifs sont quasi-publics et vont du simple au triple pour les sites web, les services achat des entreprises savent chercher, trouver et se fournir au meilleur coût/qualités.

- le matériel informatique sûrement pas , la logistique et la réactivité des délais peut-être, la trésorerie et des clients solvables obligatoirement.


Ce qu’il reste et ce qu’il faut travailler, disons les facteurs clés de succès (cf mon master INM) d’une agence de comm. en France, en région :

- être » gros » (taille critique pour avoir de bons collaborateurs passionnés) ou très petit (structure légère sans frais)

- avoir une force commerciale pour chercher et convaincre des annonceurs

- amener du conseil à nos clients bien ciblés, être bien à jour des techniques, être pertinent dans les recommandations, trouver l’ADN ou le « foot print » qui positionne

- mettre en place un réseau de fournisseurs, consultants, spécialistes en complément pour du coaching d’équipe, du référencement, de la vidéo, des adwords, ereputation

- être capable de faire le saut créatif et esthétique, tout ce qui matérialise, formalise, visualise le positionnement, en utilisant les bons multi-medias

Voilà, en résumé, j’en ai gardé un ou deux pour moi ;-) , le RSE et l’internationalisation, à vos commentaires !

La pub disons la communication : c’est dur, long, semé d’embuches mais on l’aime !

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> La vision et le chemin

5 nov 2008 | rv
Catégorie : > Design / Graphisme, > Marketing - Tendances |

Ma citation préférée est celle de Sénèque : « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va ». Elle exprime à mon sens toute ma philosophie intuitu personae, je l’apprécie sans aucun doute du fait de ma culture marketing certes, mais disons que c’est difficile de trouver l’A36 et la RN 12 si on ne sait pas où on a envie d’aller, au départ. Sérieusement cela parait évident, encore une porte semi-ouverte d’enfoncée mais si on réfléchit ?!

Si on transpose au niveau stratégie d’entreprise, quand on crée une société et qu’on se risque dans cette aventure, on sait je l’espère ce qu’on a envie de faire, ce qui sera porteur (les marchés), avec qui (personnel, fournisseur), à quel endroit (France, usine, showroom, bureau à Londres…), avec quelles valeurs, bref : la vision. Mais vite rattrapé par l’opérationnel et les opportunités/menaces commerciales, on est amené à faire des choix parfois comme ca >>> ou comme ci <<< pour un jour arriver peut-être au point B en empruntant le chemin sinueux.

Au niveau communication graphique, nous traduisons la vision par le logo, sa baseline valables des années (voire des dizaines selon l’entreprise), par exemple Nike & son swash (lire vague), sa baseline Just do it et le chemin par les publicités et leur slogan qui se font et se défont tous les 1-2ans.

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